L’armée française achète ses premiers véhicules de combat d’outre-mer

L’armée française achète ses premiers véhicules de combat d’outre-mer

En 1961, le chef d’Etat-major des forces terrestres d’outre-mer lance une étude pour « un véhicule à usage tactique en mesure notamment de servir au combat sur théâtre désertique, sahélien ou équatorial ».

Destiné aux unités sahariennes, il doit avoir une autonomie de 1000 km sans ravitaillement en eau ou en carburant et pouvoir porter, soit une arme lourde, soit une cellule de combat d’infanterie.


Les ateliers Legueu de Meaux (ALM) améliorent leur premier modèle de camion et l’équipent d’une carrosserie dessinée par le fameux carrossier Pourtout. Le véhicule est présenté au Ministre des armées le 27 avril 1962. Celui-ci donne son accord pour l’achat de 5 exemplaires qui sont baptisés Véhicule de Combat Outre-Mer (VCOM).

Deux sont expérimentés en Mauritanie et deux au Tchad lors des Missions Fennec 1 et 2. Le dernier est remis au groupement auto-char de la section technique de l'armée qui lui fait parcourir 15589 km de pistes pour tester sa résistance. La construction en série débute un an après et 193 engins sont livrés à la légion étrangère à Djibouti. A partir de 1965, le VLRA (Véhicule de Liaison de Reconnaissance et d’Appui) prend la suite du VCOM.


POUR ALLER PLUS LOIN…

Charge utile magazine, Hors série n°67 JG Jeudy, JM Boniface, 50 Ans de véhicules militaires en France de 1945 à nos jours, ETAI, 1945