Et par sainte Barbe, vive la bombarde !

Et par sainte Barbe, vive la bombarde !

Il est de tradition chez les artilleurs, comme chez les sapeurs pompiers, les mineurs et les artificiers, de fêter la sainte Barbe, patronne du feu, de la poudre à canon, fêtée chaque 4 décembre.

L’artillerie a pour fonction d’envoyer des projectiles à grande distance sur l’ennemi pour appuyer l’action de l’infanterie et de la cavalerie. C’est une arme déterminante qualifiée de « dernier argument des rois » par Louis XIV.


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1. Camion tracteur d’artillerie Latil 4x4 type TAR (tracteur d’Artillerie roulant) tractant un canon de 105 mm aux environs de Soissons. Première Guerre Mondiale.

Elle subit de profondes mutations pendant la Première guerre mondiale. Les besoins en munition sont impressionnants et des dizaines de millions d’obus alimentent les tirs de part et d’autre, exigeant l’organisation d’une production de masse. Le nombre d’artilleurs passe de 430 000 en 1914 à plus de 700 000 en 1918. Les conditions d’emploi évoluent au cours du conflit et tirent parti des progrès techniques. Les tracteurs d’artillerie, Latil ou Renault, remplacent progressivement les chevaux pour le transport des canons plus lourds. Aujourd’hui le camion CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie de 155mm) équipe les unités d’artillerie.

Pour aller plus loin

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=pEw9OkYRxpE

Article : https://www.sortiraparis.com/arts-culture/balades/articles/57732-fete-de-la-sainte-barbe-aux-invalides-a-paris-2018

Livre : François Cochet, Rémy Porte, Histoire de l’armée française, 1914-1918, la première armée du monde, Tallandier, 2017.

Source : ECPAD SPA 17 BO 977